Comme le droit nous y autorise , nous avons souhaités répondre a une polémique nait cette été et qui n'avait absolument pas lieu d'être si ce n'est pour des raisons que nous resterons certainement inconnues :
Réponse officiel qui avait été communiqué aux services de Corse-Matin Fin Aout / Début Septembre 2009 :
Nous souhaitons répondre aux critiques formulées par M. Chiappini dans l’interview qu’il a accordée le 05 août 2009 à Corse Matin à l’encontre de notre étude sur l’avenir des plages françaises.
Voilà trois ans que nous réalisons une simulation de l’impact de la nouvelle directive européenne 2006/7/CE sur le classement des plages pour cinq pays européens dont la France.
Sur l’ensemble de la critique formulée par M. Chiappini, nous souhaitons rappeler que si la situation sur la Corse quant à la qualité de l’eau des plages est assez bonne ce n’est pas le cas sur le tout le territoire français où près d’une plage sur dix pourrait être menacée de fermeture en 2015. Aussi notre travail d’association est bien d’alerter et d’informer de cette situation pour le moins préoccupante. Ce travail a d’ailleurs été très bien accueilli par une majorité d’acteurs locaux et surtout par le grand public qui a des attentes de plus en plus fortes sur ces questions de santé environnement.
Le débat et la discussion sur le sujet sont pour nous important, aussi nous souhaitons répondre de façon plus précise à certains propos et arguments tenus par M. Chiappini :
Cet ingénieur de la D.S.S affirme que « … Le seul problème est qu'on ne peut pas comparer les deux directives dont les bases sont modifiées, la période d'étude passe d'un an à quatre ans, les critères de classement sont totalement différents... Une relation entre les classes est impossible. Le seul point commun est la finalité : conforme ou non aux normes européennes ». Il est pourtant clairement indiqué dans notre rapport que nous ne comparons pas les deux méthodologies mais leurs conséquences ce qui est totalement différent. C’est d’ailleurs indiqué dans le titre de notre simulation. Il ne s’agit là que d’une simulation dont l’objectif est d’évaluer l’impact de normes à venir 4 fois plus sévères. Nous ne voyons pas où se trouve le problème, nous appliquons tout simplement deux méthodologies différentes à un même jeu de données. C’est bien justement parce que « les critères de classement sont totalement différents » que nous pouvons nous attendre légitimement à des classements différents.
Par la suite cet ingénieur sanitaire constate des incohérences entre nos listings et ceux de ses services. « L'ingénieur sanitaire est formel : l'association a fait des « erreurs grossières », […] Ce n'est pas sérieux, car l'association évoque cinq points de baignade alors que la commune n'en compte que quatre. On ne sait pas par quel artifice une cinquième plage est comptabilisée sur Serra-di-Ferro » A la lecture de son article, nous avons également été très surpris. Comme cela est indiqué dans notre rapport, la liste des plages ainsi que les données de qualité d’eau correspondantes nous ont été transmises par la DGS (Direction Générale de la Santé) qui dépend du Ministère de la santé comme vos services. Nous souhaiterions donc nous aussi savoir pour quelles raisons les données diffèrent d’un service de l’Etat à l’autre.
Nous tenons également à rassurer cet ingénieur de la D.S.S sur l’affirmation suivante : « La nouvelle directive ne peut pas être calculée sur Girolata. Il faut quatre années de prélèvements et ce site n'est un point de baignade que depuis 2006, à la demande du maire de la commune. On ne peut donc pas affirmer que ce site sera classé en rouge ».
En effet, contrairement à l’interprétation des textes qui est faite par M. Chiappini, la directive indique clairement que pour une « eau de baignade nouvellement identifiée […] l'évaluation de la qualité d'une eau de baignade peut être réalisée sur la base d'un ensemble de données relatives à la qualité des eaux de baignade concernant moins de quatre saisons balnéaires ». Le texte est donc clair et ne laisse aucun doute à ce sujet.
Nous serions ravis que de nombreux experts parlent plus largement de ces enjeux de santé et d’environnement sur nos plages qui retiennent particulièrement l’intérêt du grand public. La sortie de notre étude aura au moins suscité la réaction de cet ingénieur sanitaire et malgré le désaccord permis la discussion. Pour terminer, notre étude révèle qu’une seule plage serait menacée en Corse. Nous sommes donc d’accord avec cet ingénieur sanitaire, la situation en Corse est plutôt rassurante.
Malgré tout, nous ne pouvons affirmer comme il le fait avec certitude qu’« aucune plage ne sera déclassée ». La situation en Corse, comme nos résultats en témoignent , est « bonne » mais cela ne doit pas masquer un certain nombre de problèmes existants et leurs conséquences dans les années à venir avec la nouvelle directive...